Les cantines scolaires : un investissement pour l’avenir des enfants
Les cantines scolaires : un investissement pour l’avenir des enfants
Dans le monde, un enfant sur quatre vit dans une situation de pauvreté alimentaire sévère*. Ce fléau prive les plus jeunes des nutriments essentiels indispensables à leur apprentissage et à leur croissance. Pour des millions d’entre eux, l’école est le seul endroit où ils peuvent avoir un repas nutritif.
Les conflits et les crises climatiques peuvent détruire les moyens de subsistance des familles, endommager les infrastructures et accentuer les obstacles à l’éducation. Même lorsque les écoles restent ouvertes, les restrictions imposées en période de crise peuvent réduire leur capacité à fournir une alimentation de qualité, voire à servir des repas scolaires. Avec nos partenaires, nous intervenons afin de garantir aux enfants un accès à une alimentation équilibrée.
*UNICEF
Une alimentation équilibrée : essentielle au développement de l’enfant
Fiacre S., Référent sécurité alimentaire et moyens d’existence, au SIF, souligne le rôle crucial des cantines scolaires et les raisons qui ont poussé l'ONG à déployer ces programmes dans plusieurs pays d'intervention.
« Une cantine scolaire ne répond pas seulement à un besoin alimentaire essentiel : elle constitue également un puissant levier pour l’éducation et le développement de l’enfant. En garantissant l’accès régulier à des repas, nutritifs et adaptés, nous contribuons à améliorer la concentration des élèves, à favoriser leur assiduité et à réduire les risques liés à la malnutrition. Au SIF, nous considérons donc les repas scolaires comme un investissement durable dans la santé, l’apprentissage et l’avenir des enfants. »
En plus d’améliorer la concentration des enfants à l’école, les repas scolaires ont montré qu’ils pouvaient favoriser la participation scolaire. En Éthiopie, par exemple, un programme de l’UNICEF proposant des repas scolaires a permis de faire passer la participation scolaire de 60-75 % à 95 %. *
*UNICEF/PAM, 2025
Pakistan : lutter contre l’insécurité alimentaire grâce aux repas scolaires

Au Pakistan, 25 millions d’enfants ne sont pas scolarisés, ce qui prive un grand nombre d’entre eux d’une source essentielle de nutrition. Pour ceux qui peuvent aller à l’école, d’autres obstacles subsistent. L’insécurité alimentaire constitue un problème majeur pour des millions de personnes dans le pays, de nombreuses familles n’étant pas en mesure de fournir une alimentation suffisante à leurs enfants. Ainsi, 40 % des enfants souffrent de malnutrition. *
Pour répondre à ces défis, le SIF a lancé un projet de grande ampleur en 2024, en collaboration avec le gouvernement pakistanais et le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM). Le projet fournit un repas quotidien, six jours par semaine, à 20 000 enfants dans 52 écoles dépourvues de cantines. Ces écoles sont situées dans le district de Quetta, au cœur de la province du Baloutchistan.
En plus de fournir une source essentielle de nutrition à des milliers d’enfants, le projet a des effets positifs sur l’ensemble de la communauté. Feroza Z., coordinatrice des programmes SIF au Pakistan, explique :
« En plus des 40 cuisiniers, nous employons 200 personnes pour participer à la préparation, au transport et au service des repas dans les écoles. Il s’agit d’un autre impact positif du projet du SIF : dans une province où le chômage est très élevé, nous avons également créé des emplois. »
*UNICEF/Programme alimentaire mondial
Madagascar : lutter contre la malnutrition face à la crise climatique

En tant que pays insulaire, Madagascar est particulièrement vulnérable aux effets des crises climatiques. Les sécheresses sont devenues fréquentes, réduisant drastiquement l’accès à l’eau pour les usages domestiques et agricoles. Les systèmes alimentaires et les moyens de subsistance sont fortement menacés, tandis que la malnutrition infantile est devenue une crise sanitaire majeure. 500 000 enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë ou risquent d’en souffrir*. À Madagascar, le SIF travaille aux côtés des FEFFI, qui sont des comités communautaires de gestion des établissements scolaires. L’objectif est d’améliorer l’accès à l’alimentation des enfants scolarisés et de lutter contre la malnutrition.
Entre mars et juin 2026, 474 élèves des Centres de Santé Scolaire (CSS), dont 205 à Antananarivo et 269 à Ampanihy, ont reçu un repas lors de chacune des 15 séances, avec des menus élaborés selon les recommandations du PAM afin de garantir à chaque enfant un repas nutritif au moins une fois par jour. En août, le programme a été étendu à 380 élèves fréquentant les Centres de Récupération et d’Accélération de Niveau (CRAN), des centres spécialisés mis en place pour accompagner les enfants vers l’intégration dans l’enseignement formel.
*IPC (The Integrated Food Security Phase Classification Organisation) , 2026
Sénégal : soutenir les enfants et les familles grâce aux cantines scolaires
Au Sénégal, environ 70 % de la population travaille dans le secteur agricole en milieu rural, particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique. Les sécheresses et les inondations peuvent détruire les terres agricoles, laissant de nombreuses familles dans l’incapacité de fournir une alimentation suffisante à leurs enfants et menaçant les moyens de subsistance des agriculteurs.
Le système éducatif du pays comprend également environ 290 000 enfants talibés scolarisés dans des écoles traditionnelles, où les conditions peuvent être précaires en raison de la surpopulation des établissements.
Pour répondre à ces difficultés, le SIF a mis en place des cantines scolaires dans cinq villages de la commune de Fafacourou : Padiara, Temento Dickory, Saré Dickel, Médinatou Salam Dinga et Sinthiang Diadié. Elles bénéficient désormais à 432 enfants, qui reçoivent au moins trois repas chauds par semaine.
Les cantines ont été mises en place en 2026 et s’inscrivent dans une approche à plus long terme. Le projet a d’abord permis de créer des jardins scolaires afin de cultiver des légumes, qui sont désormais utilisés pour approvisionner les cantines. Chaque cantine a également reçu des denrées alimentaires de base, notamment du riz, de l’huile et du sel iodé.
Sene M., chef de projet SIF au Sénégal, explique l’impact du projet sur les enfants et leurs familles :
« Dans une zone rurale et isolée comme Médina Yoro Foulah, de nombreux enfants parcourent de longues distances pour se rendre à l’école. Avant que nos équipes mettent en place des cantines, certains pouvaient passer des journées entières sans manger. Un enfant qui a faim ne peut pas apprendre : la cantine répond d’abord à ce besoin fondamental en fournissant des repas équilibrés et de qualité. »
Votre générosité permet à nos équipes au Sénégal, au Pakistan, à Madagascar et dans d’autres pays dans le monde de continuer à défendre les droits fondamentaux des enfants, notamment leur droit à un repas équilibré à l’école. Ensemble, agissons pour l’avenir des enfants.



